Florilège vol.1

« Florilège vol.1 : Sangama », une proposition de Raffaella della Olga, Jérôme Dupeyrat, Camila Oliveira Fairclough et Angeline Ostinelli, en partenariat avec *DUUU radio, Paris, 27-30 avril 2017. [+] [+]



« Florilège, vol 1. Sangama » est une publication vivante dont le premier volume prend pour titre le nom d’un indien Yine d’Amazonie. Au début du XXe siècle, Sangama détourna les livres des colons européens pour les utiliser comme des supports d’interprétations et de visions inspirées de rituels chamaniques.
« Florilège » est une programmation de lectures, performances, projections, propositions dont les formes et les formats ouverts ont en commun d’actualiser, de partager et de transmettre des textes et des publications auprès d’une communauté éphémère.

Jeudi 27 avril
17h — Axelle Stiefel, Ouvrir avec son corps un espace pour le mot, lecture amplifiée
18h — Benoit Sanfourche, Relecture en définitive
19h — Émilie Pitoiset, Résister, lecture performée
20h — Loos’ Ass de gerlach en koop présenté par Yann Sérandour

Vendredi 28 avril
17h — Karina Bisch & Nicolas Chardon, The Art of Connoisseurs, discours
17h30 — Hélène Bertin, Réhydratation (2013), sculpture et infusion de plantes
18h — Hannah Weiner, Clairvoyant Journal, 1974, lecture proposée par future
19h — Hugo Pernet, Sept preuves d’amour, lecture
20h — Oliver Augst, MODÈLE KLOSSOWSKI pour rhythm composer TR-707

Samedi 29 avril
14h — Eric Watier, The scans collection, projection
15h — Claude Closky, Color me, éd. Sémiose, 2017, séance de coloriage
16h — Pierre Paulin, lecture
17h — Laurence Cathala, Les Exergues, lecture-projection
18h — Alex Balgiu et Olivier Lebrun, Bibliomania — John Form, récit
19h — Antoine Dufeu & Valentina Traïanova, Le lux est parti en vrille, Katran et Chroniques bretton-woodsiennes, lectures
20h — Carte blanche *DUUU Radio

Dimanche 30 avril
14h — Virginie Yassef, Dépourvus de paupières, les poissons sont tenus en éveil par la lumière, spectacle avec Ferdinand Perez et Ryu Braflan, Anthony Gérard pour le son
15h — Esther Ferrer, Questions avec réponses, performance
16h-18h — Quiproquo, troc d’éditions d’artistes
18h30 — Madeleine Aktypi, fodd, fodder, lancement/lecture
19h — Lancement de la revue Turpentine 5

Du 27 au 30 avril
Franck Leibovici, Lettres de Jérusalem, spam, 2012, lecture improvisée par le public
Arlène Berceliot Courtin, Deux trois choses que je sais d’elle, texte sous pli
Quiproquo #3, exposition des ouvrages participants au troc d’éditions

Crystal Maze V – Haut les mains !

Crystal Maze V – Haut les mains !, avec Alex Balgiu, Brice Domingues et Catherine Guiral, Les Laboratoires d’Aubervilliers, 4 décembre 2013. [+]



Dans le cadre d’une résidence de l’écrivain Daniel Foucard aux Laboratoires d’Aubervilliers, l’agence du doute a été invitée à participer au cycle d’événements « Degré 48 ». Ce cycle consacré au(x) manisfeste(s) avait pour origine le travail du poète Illiazd et sa revue, Degré 41. Pour cette occasion, le Crystal Maze a été conçu comme une pièce de théâtre en deux actes où se rencontrent des images, des voix et des objets édités.

Iliazd mène au manifeste, le manifeste mène à la main, mais entre Iliazd et la main, rien de manifeste. Le Crystal Maze V est le récit de ce non-lien… Un non-lien déplié en images et en paroles (montage filmique, partie de cartes visuelle, lectures, générique édité), à travers un dispositif qui, dans son fonctionnement même, se voudrait un manifeste pour la pensée en escalier, la pensée digressive et associative, un manifeste pour la déterritorialisation, pour la pensée et l’action micro-collectives, pour le dialogue de la main, de la voix et du cerveau. Mais parce qu’il stratifie ces multiples orientations, le Crystal Maze V opère aussi un pas de côté vis-à-vis du manifeste considéré comme genre, et en conteste en particulier la dimension souvent univoque, la propension à une parole catégorique, définitive, irrévocable, assurée d’elle-même, qui sait trop où elle va. Sans relativisme pour autant, il s’agit alors d’explorer un registre de discours qui pourrait s’étendre entre le manifeste et l’essai, comme la forme manifestée d’un certain nombre d’opérations.

Culture Club

« Culture Club, une discussion autour des clubs du livre entre Alex Balgiu, Thierry Chancogne, Jérôme Dupeyrat, Damien Gauthier et Catherine Guiral », The Shelf Journal, n°2, 2013. [+]


La majorité des personnes participant à cette discussion sont graphistes, tous sont enseignants, tous portent un intérêt au « phénomène » des Clubs qui démarrèrent au sortir de la seconde guerre sur un modèle importé des États-Unis pour finalement péricliter au milieu des années soixante. Vingt années durant lesquelles les Clubs se multiplièrent, proposant sous forme d’abonnement jusqu’à 4 livres par mois. L’objectif était de constituer une bibliothèque pour l’honnête homme alors que beaucoup de foyers avaient perdus leurs ouvrages durant le conflit mondial. Rééditions d’œuvres classiques, de romans appréciés mais aussi l’occasion pour les éditeurs de proposer de nouveaux auteurs, à un rythme soutenu. L’une des spécificités de l’offre de ces Clubs était de proposer des éditions « demi-luxe » conçue par un graphiste (alors appelé maquettiste) dont certains comme Faucheux ou Massin (pour citer deux noms emblématiques du graphisme français d’après-guerre) firent leurs premières armes au sein de ces Clubs avant de poursuivre une brillante carrière au-delà. 45 ans après leur quasi disparition, l’on perçoit un regain d’intérêt pour ces ouvrages que l’on retrouve chez un vieil oncle, dans les bacs de bouquinistes ou sur les étals des vides-greniers. Nombreux sont les graphistes qui aujourd’hui les regardent de près, les considèrent comme des réalisations exemplaires ou parfois même y font référence dans leur propre production. Quel intérêt ont-ils à tel point que des expositions leur sont aujourd’hui consacrées ?