Graphisme, art, critique. Entretien avec Étienne Bernard

« Graphisme, art, critique. Entretien avec Étienne Bernard », Tombolo, octobre 2014. [Lire]



Jérôme Dupeyrat : « S’intéresser au graphisme — au design graphique —, en étudier l’histoire et l’actualité, tenter de l’appréhender sous l’angle de l’analyse critique, cela implique à un moment ou l’autre de se frotter à la difficulté de définir ce terme, cette pratique, cette discipline. Je ne pense pas au demeurant que cette difficulté définitoire soit spécifique au graphisme, c’est l’exercice même de la définition qui est difficile dès lors qu’il concerne des choses moins consensuelles que les objets les plus ordinaires de la vie courante (et encore, on pourrait sûrement trouver des choses « ordinaires » démentant cette affirmation). Mais puisque nous allons parler ici de graphisme, est-ce qu’il y a selon vous des raisons expliquant cette difficulté ? »

Culture Club

« Culture Club, une discussion autour des clubs du livre entre Alex Balgiu, Thierry Chancogne, Jérôme Dupeyrat, Damien Gauthier et Catherine Guiral », The Shelf Journal, n°2, 2013. [+]


La majorité des personnes participant à cette discussion sont graphistes, tous sont enseignants, tous portent un intérêt au « phénomène » des Clubs qui démarrèrent au sortir de la seconde guerre sur un modèle importé des États-Unis pour finalement péricliter au milieu des années soixante. Vingt années durant lesquelles les Clubs se multiplièrent, proposant sous forme d’abonnement jusqu’à 4 livres par mois. L’objectif était de constituer une bibliothèque pour l’honnête homme alors que beaucoup de foyers avaient perdus leurs ouvrages durant le conflit mondial. Rééditions d’œuvres classiques, de romans appréciés mais aussi l’occasion pour les éditeurs de proposer de nouveaux auteurs, à un rythme soutenu. L’une des spécificités de l’offre de ces Clubs était de proposer des éditions « demi-luxe » conçue par un graphiste (alors appelé maquettiste) dont certains comme Faucheux ou Massin (pour citer deux noms emblématiques du graphisme français d’après-guerre) firent leurs premières armes au sein de ces Clubs avant de poursuivre une brillante carrière au-delà. 45 ans après leur quasi disparition, l’on perçoit un regain d’intérêt pour ces ouvrages que l’on retrouve chez un vieil oncle, dans les bacs de bouquinistes ou sur les étals des vides-greniers. Nombreux sont les graphistes qui aujourd’hui les regardent de près, les considèrent comme des réalisations exemplaires ou parfois même y font référence dans leur propre production. Quel intérêt ont-ils à tel point que des expositions leur sont aujourd’hui consacrées ?

Mathieu Tremblin, Place publique

« Conversation avec Mathieu Tremblin et Cécile Poblon. Résidence Place publique au BBB », Semaine, n°271, mai 2011. [+]



De mars à novembre 2010, Mathieu Tremblin a activé signes, actions et projets personnels dans l’espace urbain, dans une géographie définie par la zone d’implantation du BBB centre d’art et du centre d’animation des Chamois, initiant également des formes de collaborations actives avec les habitants du quartier des Trois Cocus/ les Izards à Toulouse.