« La Bibliothèque grise — Ch. 2 : La Réserve. Une collection proposée à l’usage par
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar, avec la collaboration de Cécile Dumas, Sandra Foltz,
Jean Guillaud, Nicolas Lafon, et alii », Le BBB centre d’art, Toulouse, 24 janvier – 17 mars 2018. [+]



Depuis 2015, Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar mènent en duo le projet La Bibliothèque grise. Cette « bibliothèque » est constituée d’un ensemble de ressources (livres, images, objets) à l’origine d’expositions, d’éditions, de films et de projets pédagogiques à travers lesquels ils explorent des phénomènes liés à la circulation, à la transmission et au partage des connaissances et des savoirs. [Photos ci-dessus : Yohann Gozard]

« Lectures croisées », avec Laurent Sfar dans le cadre de La Bibliothèque grise, Initiales, n°10 – Maria Montessori, 2017, 4 p. [+]



Émancipation, autonomie, expérience, jeu… : l’art et la pédagogie ont en partage de multiples questionnements, soit que les artistes, pédagogues ou penseurs aient des cadres de pensée en commun, soit qu’il y ait entre eux de réels échanges voire influences. Les sources suivantes exposent quelques-uns de ces possibles échos à partir de lectures croisées au sein de « La Bibliothèque grise ». Cet ensemble de ressources constitué depuis 2015 est à l’origine de divers projets qui visent à explorer pratiques, espaces, objets et formes à travers lesquels sont transmis les connaissances et les savoirs.

« La quatrième classe », commissariat d’exposition [avec Robert Barry, Daniel Buren, Julie Marie Cazard, herman de vries, Amélie Dubois, IKHÉA©SERVICES, Jonathan Monk, Claire Morel, Julien Nédélec, Conny Purtill, Yann Sérandour, Laurent Sfar, Nick Thurston], Florence Loewy… by artists, Paris, 23 novembre – 21 décembre 2013.



l’exposition La quatrième classe réunit diverses propositions artistiques liées au livre et à l’édition (livres d’artistes, pageworks, œuvres se référant à un livre, interventions ayant la bibliothèque ou la librairie comme site), qui ont en commun de donner corps à des réalités discrètes ou inframinces dont l’existence procède d’une absence, et la substance d’une vacance. Ces œuvres se fondent sur la matérialisation du vide, sur la désignation paradoxale de choses non perceptibles, sur l’effacement ou sur la soustraction. Chacun de ces gestes a des implications artistiques et politiques spécifiques mais ils ont en commun une économie esthétique qui conjugue le conceptuel au sensible en faisant apparaître ce dernier là où il n’y a pas ou plus ce qui pourrait s’y trouver. [Photos ci-dessus : Aurélien Mole]