Crystal Maze VIII.bis – Confidences pour confidences

« Crystal Maze VIII.bis – Confidences pour confidences », une proposition de l’agence du doute (Brice Domingues, Jérôme Dupeyrat et Catherine Guiral) avec Laurence Cathala, URDLA, Villeurbanne, avril-mai 2017. [+] [+]



Le huitième Crystal Maze, Confidences pour confidences, rejoué à l’URDLA après une première version à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2015, est une conférence-projections déployant des espaces multiples et s’appuyant sur une nouvelle de Stefan Zweig (1881-1942) écrite au début des années 1930. Buchmendel (Le Bouquiniste Mendel) relate à travers les souvenirs de ceux qui l’ont connu, la vie dans la Vienne du début du siècle de Jakob Mendel, bibliophile passionné à la mémoire prodigieuse, capable de citer n’importe quel livre qui lui serait passé entre les mains.
Une performance, le soir du vernissage, ouvre l’exposition. Accompagnée par Laurence Cathala, l’agence du doute propose la construction d’un scénario-dispositif faisant dialoguer inserts, incipits, voix, montage d’une exposition à partir des collections de l’URDLA (quarante et un artistes sélectionnés : Georges Adilon, Xavier Barbey, Frédéric Benrath, Valérie Berge, Dominique Blaise, Nasser Bouzid, Stéphane Braconnier, Laurence Cathala, Alex Chevalier, Martine Clerc, Marina de Caro, Philippe Favier, Pierre Gallais, Jérémie Gindre, Milan Grygar, Jean-Lucien Guillaume, Fabrice Gygi, Marcia Hafif, Yannig Hedel, Max Kaminski, Rémy Jacquier, Christophe Miralles, Patrice Mortier, René Münch, Onuma Nemon, Olivier Nottellet, Jean-Luc Parant, Guillaume Perez, François Perrodin, Andrée Philippot-Mathieu, Rougemont, Jean-Jacques Rullier, Jacqueline Salmon, Karen Serra, Markus Strieder, Sarah Tritz, Jacques Truphémus, Jacques Villeglé, Gudrun Von Maltzan, David Wolle, Bruno Yvonnet) et réalisation de trois séries d’estampes (linogravure, lithographie, typographie).

Crystal Maze IV — 1 + 2 + 3 = 3 — Notre distraction favorite

« Crystal Maze IV — 1 + 2 + 3 = 3 — Notre distraction favorite », commissariat avec Brice Domingues et Catherine Guiral (l’agence du doute), Nouveau Festival, Centre Pompidou, février-mars 2013. Avec Åbäke, Davide Balula, Roman Cieslewicz, Andrew Davidhazy, Marcel Duchamp, Libor Fára, Pierre Faucheux, Hans-Peter Feldmann, René Ferracci, Urs Fischer, Martino Gamper, Greenberg Associates, Milan Grygar, Raymond Hains, Hipgnosis, Guy Jouineau et Guy Bourduge, Jiří Kolář, Christian Marclay, Nagi Noda, Man Ray, Zbigniew Rybczynski, Andrew Sharpley, Laurie Simmons, John Stezaker, Peter Tscherkassky, VLF (Thomas Cristiani & Antoine Roux) [+]



Dans le cadre du quatrième Nouveau Festival au Centre Pompidou (à l’invitation de Catherine de Smet et Bernard Blistène) et en écho au travail de Pierre Faucheux (1924-1999), graphiste et directeur artistique dont la production fleuve s’étend des années 1950 aux années 1980, ce Crystal Maze est une exposition construite sur le principe du montage et réunissant des créateurs dont les œuvres sont la trace d’un désir visuel trouvant satisfaction dans l’usage et le dépaysement des images. L’agencement de ces créations et les différents événements qui accompagnent cette proposition mettent en évidence une culture visuelle et des procédés communs à un ensemble de graphistes, d’artistes, de photographes, de cinéastes, dont les travaux s’étendent du tout début du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui et peuvent faire l’objet de rapprochements, parfois inattendus, tant sur le plan formel que conceptuel.
Il ne s’agit pas de mettre à jour des emprunts (qui, lorsqu’ils existent, sont souvent réciproques), ni d’établir des généalogies entre les pratiques mais de montrer ce que des travaux dont le rapprochement est parfois évident, parfois forcé, peuvent avoir de références communes ou de procédés partagés et comment ils constituent ensemble un pan de notre culture visuelle contemporaine.
Les contours de cette culture visuelle ont été identifiés à partir du travail du graphiste Pierre Faucheux, en particulier ses « écartelages » et le travail réalisé avec son atelier pour les couvertures du Livre de Poche. Ces travaux sont souvent sous-tendus par des emprunts iconographiques et des procédés tels que la déchirure, le découpage, le collage, le montage, la colorisation : autant d’opérations graphiques et plastiques qui dépaysent les images pour les offrir à d’autres registres et pour lesquelles le travail de Pierre Faucheux constitue une matrice inépuisable.