Session live « Florilège »

Session live à l’occasion de « Florilège, vol. 1 : Sangama », émission sur *DUUU radio avec Virginie Yassef, Angeline Ostinelli, Jérôme Dupeyrat et Nicolas Couturier (réal. Simon Nicaise et Loraine Baud), 29 avril 2017. [+]



« Florilège » est une publication vivante prenant la forme d’une programmation de lectures, performances, projections, propositions dont les formes et les formats ouverts ont en commun d’actualiser, de partager et de transmettre des textes et des publications auprès d’une communauté éphémère. Une proposition de Raffaella della Olga, Jérôme Dupeyrat, Camila Oliveira Fairclough et Angeline Ostinelli.

Simon Nicaise, Bel édifice et pressentiments

« Simon Nicaise, Bel édifice et pressentiments », commissariat : Jérôme Dupeyrat et Maïwenn Walter, Paris, Primo Piano, juin-juillet 2011.



Observant et absorbant la réalité dans ses différentes dimensions (visuelle, matérielle, culturelle ou encore sociale), Simon Nicaise la restitue au prisme d’un travail essentiellement sculptural, avec des œuvres qui perturbent subrepticement l’ordre et la signification des choses tout en paraissant souvent élémentaires. Alors que chaque forme semble être le résultat logique d’une idée qui l’aurait précédée, l’œuvre procède davantage de tensions, d’oscillations, de déplacements, de renversements absurdes ou contreproductifs.
« ‪Bel édifice et les pressentiments » est le premier chapitre d’une série de projets à venir placés sous le signe du Marteau sans maître (1934), un recueil de poèmes de René Char qui a fait également l’objet d’une retranscription musicale et chorégraphique par Pierre Boulez et Maurice Béjard (1955)‬. Le marteau est un objet contradictoire impliquant autant le principe de construction que celui de destruction, et c’est à ce titre qu’il apparaît parfois dans le travail de Simon Nicaise (Chorégraphie, 2008 ; Masse agglomérante, 2009). Il n’y a pas de marteau ici, mais la contradiction et la violence contenue que suggère la dichotomie construire/détruire sont néanmoins actives dans Bel édifice et les pressentiments. Plutôt que d’en adapter l’environnement poétique et musical, l’exposition met en jeu les préoccupations et les manières de faire qui se décèlent dans le Marteau sans maître. Elle est conçue comme un paysage défini par des œuvres qui y sont tout à la fois des reliefs, des obstacles ou des constructions.