ACAB

« Un acronyme : ACAB », avec Ariane Bosshard, Julie Martin et Olivier Huz, FAIRE, n°17, 2020 [+]



L’acronyme ACAB, souvent vu dans l’espace urbain sous forme de graffitis ou de stickers, est apparu au Royaume-Uni dans les années 1970 en lien avec la culture punk, et y a été popularisé lors des mouvements sociaux des années 1980. Signifiant « All Cops Are Bastards », il s’est largement répandu dans l’espace public international ces vingt dernières années, dans le sillage de diverses mouvances politiques, de l’altermondialisme aux gilets jaunes en passant par le black bloc et les ZAD, et en faisant également l’objet de diverses variantes telles que « All Capitalists Are Bastards », « All Colors Are Beautiful » ou encore « All Cats Are Beautiful ».
Observer les inscriptions ACAB (ou 1312, en version chiffrée) permet de traverser de multiples terrains politiques, mais aussi plusieurs cultures visuelles (anar, punk, hip-hop, LOL) parmi lesquelles migre cet acronyme. C’est au cours de cette circulation scripturale, graphique et visuelle qu’il devient à la fois un signe de reconnaissance et un énoncé polysémique.

Mathieu Tremblin, Place publique

« Conversation avec Mathieu Tremblin et Cécile Poblon. Résidence Place publique au BBB », Semaine, n°271, mai 2011. [+]



De mars à novembre 2010, Mathieu Tremblin a activé signes, actions et projets personnels dans l’espace urbain, dans une géographie définie par la zone d’implantation du BBB centre d’art et du centre d’animation des Chamois, initiant également des formes de collaborations actives avec les habitants du quartier des Trois Cocus/ les Izards à Toulouse.